Partager l'article ! Elections présidentielles depuis 1965... retour sur les résultats!: Avant l'instauration du suffrage universel (1848), les milieux conservat ...

Vous qui nous visitez, aujourd'hui, sachez que nous aavons un autre blog « Le Télégraphe – K5 », ne cherchez pas de
couleurs politiques, ni d’esprit partisan, il est sans intention, il imprimera sur la toile, tout simplement… Comme le petit Poucet, il cherchera de grands arbres au cœur de la forêt
pour se hisser plus haut et voir plus loin, non pas pour être plus Grand mais simplement pour remonter dans le temps et n’être pas englouti par l’Ogre de l’instant, le Buzz, du moment, le
bourdonnement d'un jour. C’est un télégraphe, un sémaphore, un pigeon voyageur, une fumée pour prévenir au cœur de la jungle, un écho pour porter entre les cimes, une oreille attentive et
impartiale au diapason du monde… Porte voix, il sera pour mener plus loin l’écho de la Beauté – de la Force – et de la Sagesse… Alchimie, harmonie, plaisir de dire tout simplement que le Beau
existe, que la Force sans beauté n'est pas un levier mais simplement une poussée et que la Sagesse sans force est difficile à acquérir car pour s'extraire du
château que forme notre EGO, il faut avoir autant de force que pour naître... N'hésitez pas à nous visiter et donner vos commentaires pour apporter votre pierre à l'édifice... notre ciel
sera alors moins obscure!
Avant l'instauration du suffrage universel (1848), les milieux conservateurs redoutaient qu'il fut facteur de troubles et porté à l'extrémisme. C'est le contraire qui s'est produit. Parce qu'il exprime mieux que toute autre procédure la réalité de la société elle-même, il tend à la reproduire exactement, ne comptons pas sur la société pour renverser la société! D'autant plus que les masses populaires, à la différence des milieux activistes et des intellectuels, ont horreur de la violence. Elles savent qu'elle est porteuse de tyrannie et qu'elle accentue les inégalités.
Ainsi le suffrage universel est imprévisible dans le détail et conservateur dans les grandes lignes. Est-il capable de réformisme en profondeur? Oui, cent fois oui, car les masses ont aussi, et même d'abord, horreur de l'injustice. Or, nous sommes entrés dans des sociétés où l'inégalité, le privilège, le despotisme de l'argent règnent sans partage. Sus donc au désordre établi! • Jacques JULLIARD
Mémoire à consulter avant d'aller voter
EDITORIAL de Jacques JULLIARD
JE profite de l'accalmie consécutive aux fêtes de fin d'année pour rappeler quelques données essentielles, que l'ardeur du combat électoral ne tardera pas à nous faire oublier.
1 - Le siège périlleux
C'est celui de favori! En 1965, ce favori était de Gaulle, c'est bien de Gaulle qui fut finalement élu. Mais, en 1969, le favori était Poher, et c'est Pompidou qui fut élu. En 1974, c'était Chaban-Delmas, et ce fut Giscard. En 1981, c'était Giscard, et ce fut Mitterrand. En 1988, c'était Mitterrand et c fut ... Mitterrand. En 1995, c'était Balladur, et ce fut Chirac. En 2002, c'était Jospin, et ce fut Chirac. En 2007, c'était Ségolène Royal (au moins pendant quelques semaines), et ce fut Sarkozy ...
Autrement dit, sur huit élections présiden tielles, le favori fut battu six fois. Les deux foi où il fut élu, il était le sortant.
Moralité? Si Hollande est aujourd'hui 1 favori des sondages, il a un véritable défi relever et une légende à faire mentir.
2 - La gauche minoritaire
Les résultats de la gauche, tous candidat confondus, au premier tour des élection présidentielles, varient de 31 à 40 % (31,72 % en 1965 , 30,95 % en 1969 ; 40,56 % en 1995 , 36,54 % en 2002 ; 37,56 % en 2007). A l'ex clusion des trois élections où François Mit terrand fut présent (43,25 % des suffrages exprimés en 1974 , 50,70 % en 1981 ; 45,34 % en 1988).
Moralité pour être élu, le candidat de gauche a toujours besoin d'un coefficient personnel, propre à lui attirer, au-delà des voix strictement partisanes, les suffrage du centre, voire parfois de l'extrême droite. Il est donc naturel légitime que le candidat de gauche s'en préoccupe assez tôt. Pour s'y être prise trop tard, Ségolène Royal a raté de peu l'élection de 2007.
3 - Le centre toujours battu par la droite
Il souffle avant chaque présidentielle un vent d e fronde contre le bipartisme, bien qu'il soit la règle de toutes les grand démocraties modernes. Ce courant d'air favorise généralement le candidat centriste. Mais, au pied des urnes, les vieux réflex manichéens l'emportent. C'est ainsi que Poher fut battu par Pompidou et Barre par Chirac. Ajoutez que Chaban, candidat gaullo-centriste, fut vaincu par Giscard, et Balladur, candidat du centre droit, le fut par Chirac.
Au total, toutes élections confondues, la moyenne des voix centristes de premier tour s'établit à 16,16%. Avec ses 18,57 % de voix en 2007, Bayrou a fait mieux que Lecanuet devant d Gaulle (15,57 %), mais moins bien que Poher devant Pompidou (23,31 %).
4 - Le profil de l'élu
C'est un homme et l'on voit mal cette règle démentie cette fois encore. En moyenne, il est âgé de 60 ans. Ce qui est beaucoup. Signalons que, en 1789, Barnave avait 27 ans, Desmoulins et Danton, 29, Mounier, 30, Robespierre, 31, La Fayette, 32, Talleyrand et Brissot, 35, Mira beau, 40, Sieyès, 41. Moyenne d'âge: 33 ans. C'était aussi l'âge de Jésus au moment de sa mort ... Les grandes révolutions sont le fait d'hommes jeunes, et les grandes démocra ties, le fait d'hommes mûrs. Ajoutons que tous les élus à la présidence étaient ori ginaires de professions libérales et de la haute fonction publique. Aucun instituteur, contremaître, épicier, tourneur sur métaux ou ouvrier agricole. Pas non plus d'écrivain, d'artiste ou de chercheur ... Nous avons le suf frage universel, mais non l'éligibilité univer selle. Nous avons l'électricité, mais toujours pas de cuisinière au pouvoir.
Moralité générale
Avant l'instauration du suffrage universel (1848), les milieux conservateurs redoutaient qu'il fut facteur de troubles et porté à l'extrémisme. C'est le contraire qui s'est produit. Parce qu'il exprime mieux que toute autre procédure la réalité de la société elle-même, il tend à la reproduire exactement, ne comptons pas sur la société pour renverser la société! D'autant plus que les masses populaires, à la différence des milieux activistes et des intellectuels, ont horreur de la violence. Elles savent qu'elle est porteuse de tyrannie et qu'elle accentue les inégalités.
Ainsi le suffrage universel est imprévisible dans le détail et conservateur dans les grandes lignes. Est-il capable de réformisme en profondeur? Oui, cent fois oui, car les masses ont aussi, et même d'abord, horreur de l'injustice. Or, nous sommes entrés dans des sociétés où l'inégalité, le privilège, le despotisme de l'argent règnent sans partage. Sus donc au désordre établi! •
7 au 13 janvier 2012 Marianne
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Les notions de droite et de centre-droit sont toujours extremement spécieuses. Elles ne correspondent pas forcement au réel positionnement politique des candidats. Si ce fut pertinent pour Barre devant Chirac en 1988,et pour Bayrou devant Chirac en 2002 et surtout devant Sarkozy en 2007 et en 2012,ce fut sans réalité dans le duel Poher-Pompidou de 1969 (leurs politiques étant sur le meme curseur),et ce fut par contre l'inverse en 1974ou Chaban était plus progressiste que le "centriste" Giscard, en 1995 ou Chirac était plus avancé que Balladur,sans parler de 1965 ou le Général De Gaulle était sur une ligne infiniment moins droitière que le "centriste" Lecanuet,qui charriait dans ses soutes le CNIP,quelques ex-Algérie Francaise et tout ce que l'on pouvait réunir en droite atlantiste et "occidentale"!