Partager l'article ! La révolte des collectivités locales face à un crédit plus rare et plus cher!: Les collectivités locales accusent les banques de voul ...

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couleurs politiques, ni d’esprit partisan, il est sans intention, il imprimera sur la toile, tout simplement… Comme le petit Poucet, il cherchera de grands arbres au cœur de la forêt
pour se hisser plus haut et voir plus loin, non pas pour être plus Grand mais simplement pour remonter dans le temps et n’être pas englouti par l’Ogre de l’instant, le Buzz, du moment, le
bourdonnement d'un jour. C’est un télégraphe, un sémaphore, un pigeon voyageur, une fumée pour prévenir au cœur de la jungle, un écho pour porter entre les cimes, une oreille attentive et
impartiale au diapason du monde… Porte voix, il sera pour mener plus loin l’écho de la Beauté – de la Force – et de la Sagesse… Alchimie, harmonie, plaisir de dire tout simplement que le Beau
existe, que la Force sans beauté n'est pas un levier mais simplement une poussée et que la Sagesse sans force est difficile à acquérir car pour s'extraire du
château que forme notre EGO, il faut avoir autant de force que pour naître... N'hésitez pas à nous visiter et donner vos commentaires pour apporter votre pierre à l'édifice... notre ciel
sera alors moins obscure!
Face à un crédit rare, les élus locaux vont se financer sur les marchés Isabelle Rey-Lefebvre © Le Monde
" Nous espérons prêter 5 milliards d'euros par an, soit un quart du marché des prêts aux collectivités locales ", avance Olivier Landel, délégué général de l'association chargée de mettre en
place cet organisme. " L'agence, qui ne prélèvera pas de marge et obtiendra des taux attractifs, devrait permettre aux collectivités d'économiser 300 millions d'euros d'intérêts par an ", se
félicite-t-il.
Les collectivités locales, qui travaillent à ce projet depuis 2007, se sont inspirées de l'exemple scandinave. Elles ont testé la formule auprès des marchés ces dernières années : une quinzaine
de communautés urbaines (Lille, Lyon, Nice...) se sont alliées pour émettre en commun, avec succès, des obligations à hauteur d'environ 100 millions d'euros par an.
" C'est un projet salutaire ", juge Christian Escallier, directeur général adjoint du cabinet Klopfer, conseil en finances locales. " Depuis le printemps 2011, les banques se sont partiellement
retirées du marché, Dexia en tête ".
Le maire de Saint-Gervais-les-Bains (Haute-Savoie), Jean-Marc Peillex, qui a essuyé le refus des banques de financer un projet de piscine et de crèche, parle, lui, de " chantage ". Après avoir dû
renoncer aux prêts toxiques qu'elles ont vendus aux collectivités locales au début des années 2000 - et qui leur assuraient de confortables marges, " les banques veulent obtenir que la trésorerie
des communes ne soit plus centralisée auprès de l'Etat mais chez elles ", dénonce-t-il.
" Incompétents "
M. Peillex ne mâche pas ses mots : " Les banquiers sont des incompétents, leur refus de prêter me conduit à annuler un projet de 17 millions d'euros, mûri depuis cinq ans, dont les entreprises
locales attendaient avec impatience l'attribution. Ce sont plus de 500 000 euros de frais d'études qui sont ainsi jetés à la poubelle ".
Saint-Gervais-les-Bains a sollicité des prêts, sur vingt-cinq ou trente ans, de 9,8 millions d'euros, en 2011, puis 6 millions d'euros en 2012. La commune n'a obtenu que 8 millions d'euros, à des
taux trop élevés et sur des durées trop courtes. Le compte n'y est pas.
" Le crédit est devenu plus rare et plus cher, ce qui ne s'était jamais vu sur ce marché. Les collectivités étaient habituées, avant la crise, à récolter des offres trois fois supérieures à leurs
besoins ", rappelle Matthieu Collette, de Finance Active, conseil en gestion de dette des collectivités. " Nous conseillons parfois à nos clients de différer leurs investissements plutôt
qu'emprunter trop cher ".
" Il va manquer 5 milliards d'euros aux collectivités d'ici fin 2011 et ce sera pire en 2012 ", estime un banquier qui veut garder l'anonymat, sur un marché annuel de 20 milliards de prêts
nouveaux (25 si on inclut les hôpitaux).
" Nous demandons, comme en 2008, à l'Etat de mobiliser l'épargne gérée par la Caisse des Dépôts ", plaide Michel Destot, maire de Grenoble et président de l'Association des maires de grandes
villes de France, qui rappelle que les collectivités locales réalisent 71 % des investissements publics, soit 45 à 50 milliards d'euros, par an.
Isabelle Rey-Lefebvre
© Le Monde
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