COMPTEUR

Publié par mouvement-democrate-cluny


imagesEn Bourgogne du Sud Château Historique de Pierreclos
71960 PIERRECLOS - France
Tél. 03 85 35 73 73 - Fax 03 85 35 74 60 
mail : contact@chateaudepierreclos.com
A 10 minutes de l'autoroute A6, sortie 29 Mâcon-Sud
(45 minutes de Lyon)
A 5 minutes de la RCEA N79 sortie 4 Pierreclos
A 10 minutes de la gare TGV Mâcon-Loché (1h30 de Paris)
 
"LA SANTE AU MOYEN AGE"
Du 1er mai au 30 septembre 2011, le Château de Pierreclos accueille en exclusivité l'exposition "La Santé au Moyen Age" réalisée par la Tour Jean Sans Peur de Paris: www.tourjeansanspeur.com.
Comment conçoit-on le corps au Moyen Âge?
Sur quelles théories reposent les pratiques médicales ?
Comment fabrique-t-on les médicaments ?
Comment se déroule un rendez-vous chez le médecin?
Comment pratique-t-on l’anesthésie?
 
À travers des thèmes comme « la santé publique », « les maladies » ou « la chirurgie », cette nouvelle exposition de la tour Jean Sans Peur invite le visiteur à s’identifier au médecin ou au patient à la fin du Moyen Âge en Occident.
Elle rend également compte de certains liens existant entre les pratiques médicales de la fin du moyen âge et les pratiques actuelles et réserve bien des surprises…

 


 La médecine au Moyen-Age :
Constantinople, la " nouvelle Rome " inaugurée en 330 va être le théâtre de nombreux progrès réalisés en médecine dans la première partie du Moyen-Age. Oribase (325 - 403) élabore une monumentale encyclopédie médicale et plusieurs ouvrages sur la pharmacopée. Alexandre de Tralles écrit Douze livres de médecine où il décrit toutes les maladies, les traumatismes de la tête et les fièvres (notamment l'amibiase). Paul d'Egine (mort en 690) individualise dans son Abrégé de médecine les affections chirurgicales des parties molles et celles des os. Il décrit en outre les pratiques de la trachéotomie, du drainage de l'hydropisie du ventre ou de l'hydrocèle vaginale.

Des hôpitaux sont ouverts à Edesse en Syrie et à Césarée de Cappadoce au quatrième siècle, puis bientôt dans toutes les villes de l'empire Byzantin. Ces établissements, financés par la charité chrétienne, accueillent les lépreux et autres malades, mais aussi les nouveaux-nés.

Par la suite, les médecins les plus importants appartiendront à l'école de la " médecine arabe ". Ils commencent par traduire les livres des médecins Grecs ou Byzantins.

Puis, survient, à la fin du neuvième siècle, Abu Bakr Muhammand Ibn Zakaria ar Rasi, dit Rhazès. Ce dernier décrit de nombreuses pathologies comme la goutte, les calculs rénaux et vésicaux, la variole ou la rougeole. Ses élèves tireront de ses enseignements une encyclopédie médicale, le Continens.

Abou Ali Ibn Abdillah Ibn Sina, dit AvicenneAbou Ali Ibn Abdillah Ibn Sina, connu en Occident sous le nom d'Avicenne, naît en 980. Pluridisciplinaire, il léguera essentiellement à la médecine son Canon (Qanun fit' tibb'), qui est une revue de toutes les maladies humaines. On peut y trouver l'amour classé parmi les maladies cérébrales au même titre que l'amnésie ou la mélancolie...).

Le Canon d'Avicenne

Ce Canon restera pendant de nombreux siècles comme le fondement de la médecine pour les praticiens. Pourtant, ses écrits apparaissent beaucoup plus philosophiques que cliniques.

Le début du deuxième millénaire est marqué dans l'Orient arabe par l'établissement de l'enseignement de la médecine dans les hôpitaux. Les élèves examinent les malades puis les confient à des assistants plus expérimentés, avant que le maître ne confirme le diagnostic et ne prescrive la thérapeutique.

Abulcassis
A la même période, d'autres médecins arabes se distinguent en Espagne : Le Cordouan, puis AbulCassis (936 - 1013, il s'impose comme le meilleur chirurgien de l'époque après avoir affirmé qu'il n'existe pas de frontière entre la médecine et la chirurgie) et Averroes (1126 - 1198, il écrit sur diverses pathologies et sur le rôle de la rétine).

Roger de Parme et la chirurgie
En Europe, au onzième siècle, se crée l'école de Salerne où est enseignée la médecine par des médecins laïcs. Pendant plusieurs siècles, des élèves venus de toute l'Europe étudieront en latin, en grec, en italien et en arabe (Constantin l'Africain, Warbod Gariopontus, Jean Platearius, Roger de Parme). Une femme, Trotula, auteur d'un traité de gynécologie et d'obstétrique, aurait été la première à enseigner la médecine en cette école. Un ouvrage écrit à Salerne traversera les siècles : le Regimen Sanitatis (Régime de Santé), traité d'hygiène.

Etudiants en médecine et en apothicairerieLa suite du Moyen-Age est essentiellement marquée par la création des Universités, en Italie tout d'abord (Bologne en 1188, Naples en 1224, Padoue en 1228, Rome en 1245), puis en Espagne (Valence en 1209, Salamanque en 1230), en Angleterre (Oxford en 1214, Cambridge en 1229) et en France (Paris en 1215, Montpellier en 1220, Toulouse en 1229).
L'enseignement distillé par ces Universités est très dépendant de l'Eglise. L'étudiant en Médecine passe cinq à six ans sur les bancs de l'Université, devenant tour à tour bachelier, licencié puis enfin maître ou docteur. Suivre cet enseignement nécessite une certaine richesse, entre le prix à payer pour l'inscription et les divers cadeaux à offrir au personnel de l'école.

L'Eglise régit également les hôpitaux en cette fin du Moyen-Age. Ces hôpitaux accueillent surtout les malades et les infirmes. D'autres lieux (des maladreries ou léproseries) permettent de soigner les malades de la lèpre.

Guy de Chauliac disséquant un cadavrePeu de médecins se mettent en évidence en cette fin du Moyen-Age. Les progrès les plus importants sont réalisés par les chirurgiens-barbiers qui commencent à pratiquer quelques dissections de cadavres humains. Deux chirurgiens sont à distinguer particulièrement. Le premier, Henri de Mondeville (1260? - 1320?), chirurgien à la cour de Philippe IV puis de Louis X, écrit une Chirurgie très complète où il préconise notamment la suture immédiate des plaies. Le second, Guy de Chauliac, exerce en Avignon auprès de différents papes et écrira la Chirurgia Magna, traité qui guidera les chirurgiens durant de nombreux siècles et où il conseille de laisser suppurer une plaie avant de la suturer.

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