Partager l'article ! Paroles d'enseignant: Une école bien malade…Prévenir avant de guérir ! Prendre conscience de l’état de la s ...

Vous qui nous visitez, aujourd'hui, sachez que nous aavons un autre blog « Le Télégraphe – K5 », ne cherchez pas de
couleurs politiques, ni d’esprit partisan, il est sans intention, il imprimera sur la toile, tout simplement… Comme le petit Poucet, il cherchera de grands arbres au cœur de la forêt
pour se hisser plus haut et voir plus loin, non pas pour être plus Grand mais simplement pour remonter dans le temps et n’être pas englouti par l’Ogre de l’instant, le Buzz, du moment, le
bourdonnement d'un jour. C’est un télégraphe, un sémaphore, un pigeon voyageur, une fumée pour prévenir au cœur de la jungle, un écho pour porter entre les cimes, une oreille attentive et
impartiale au diapason du monde… Porte voix, il sera pour mener plus loin l’écho de la Beauté – de la Force – et de la Sagesse… Alchimie, harmonie, plaisir de dire tout simplement que le Beau
existe, que la Force sans beauté n'est pas un levier mais simplement une poussée et que la Sagesse sans force est difficile à acquérir car pour s'extraire du
château que forme notre EGO, il faut avoir autant de force que pour naître... N'hésitez pas à nous visiter et donner vos commentaires pour apporter votre pierre à l'édifice... notre ciel
sera alors moins obscure!
Une école bien malade…Prévenir avant de guérir !
Prendre conscience de l’état de la
scolarité est urgent, pour réagir au plus vite.
De puis de nombreuses années déjà, nous notons la baisse inquiétante du niveau de nos
élèves, leur souffrance (les cas de phobie scolaire, tentative de « suicide », errance scolaire, échec scolaire, maladies, se multiplient).
Qu'elles en sont les causes ? Une responsabilité partagée entre famille, institution, société.
L’enjeu de la scolarité, des apprentissages, n’est plus une valeur inculquée à l’enfant, d’où des conséquences, lourdes à gérer dans un avenir très proche.
L’enseignant et l’enseignement ne sont plus reconnus à leur valeur, par l’éducation nationale, les familles, la société.
La famille, pour diverses
raisons, n’assure plus autant le suivi du travail fait à l’école. En cela, l’institution a œuvré dans ce sens, en supprimant le travail à exécuter à la maison, à l’école primaire, sous couvert
d’une égalité des chances. Or, c’est tout le contraire qui en résulte : l’écart se creuse entre les élèves dont les parents se donnent les moyens d’éveiller l’enfant par la lecture, des
échanges, des reprises des travaux faits en classe, et ceux qui sont livrés à eux-mêmes, aux jeux vidéos, à la télé, sans contrôle de l’adulte, et habitude d’un travail régulier ne va pas
de soi, ensuite.
De plus en plus, l’enseignant est discrédité, il a tord… l’enfant a raison !
Son avis, ses conseils, la punition éducatrice, voire le contenu des programmes est remis en question.
L’institution va, de façon sournoise dans ce sens.
Ne donne t'on pas les coordonnées du médiateur de la république, le jour de la rentrée, aux enfants, des affiches sur papier glacé ont du être affichées dans
chaque salle de classe (coût de l’opération ???), pour indiquer les « droits de l’enfant », par contre aucun document sur ses « devoirs »…L’avis du conseil de classe , de
l’équipe pédagogique est souvent ignoré, le recours aux commissions d’appel, au médiateur sont régulièrement utilisés pour passer outre un avis sur l’orientation par exemple.
Et l’institution de nouveau incite à ce système. Pour donner l’illusion d’un système éducatif performant, on gonfle par moult artifices, les quotas d’élèves obtenant le brevet des collèges, admis
au lycée, obtenant le baccalauréat. Ainsi va-t-on « gonfler » les moyennes, pour l’entrée au lycée, où avec le même coefficient interviendront les notes de vie scolaire, de sport, de
math, de musique, de français, d’art plastique….Les notes d’examens seront au besoin retouchées pour atteindre le quota désiré.
Quelle hypocrisie !
Comment l’enfant peut il s’élever ainsi ? Il passe de classe en classe, sans atteindre le niveau minimum lui permettant de suivre dans le cours supérieur, donc peu à peu, perd pied, se démotive, bascule dans l’indiscipline.
Et tant bien même serait il indiscipliné, il n’est plus permis de donner de façon écrite sur le bulletin trimestriel, un avertissement au travail ou au comportement, cela doit être fait sur papier séparé, qui sera ôté du dossier en fin d’année.
L’assistanat fleurit, et il devient difficile de faire face à un nombre grandissant d’élèves ayant un P.A.I (dyslexie, dyscalculie, dysorthographie…).Pour certains élèves, un suivi régulier du travail scolaire, un accompagnement éducatif et affectif, par la famille, auraient de bien meilleurs effets.
En parallèle, le nombre d’enfants en béquilles, absents pour un oui ou
un non, est révélateur .On pourrait en sourire dans un premier temps, quand on croise un enfant, béquilles sous un bras, téléphone
portable de l’autre main, marchant d’un bon pas sur la route de l’école , et croisé quelques temps après, devant la porte de l’ascenseur, attendant son tour, dans une queue de plus en plus
longue, pour gagner sa classe, ou cette élève qui dit avoir pris mal au genou avant l’entrée en cours et a été demander des béquilles à l’infirmerie et qui les quitte…. à la récréation pour être
plus libre de ses mouvements, les prêtant, comme jeu, à ses camarades.
Mais dans un second temps, cela est une nouvelle fois symptomatique de la non responsabilité, de la non conscience, du non goût de l’effort, de la dignité distillé dans l’esprit bien malléable des jeunes.
Toujours dans le même sens (même but ???), on charge de plus en plus
l’enseignant de tâches administratives, cahiers de compétences, évaluations, sans suite efficace, validées de toute façon, mangeuse d’énergie, mais permettant une vitrine dorée de
notre école…
Les inspecteurs, se faisant l’écho, du haut de la pyramide, incitent à de tels principes, privilégiant l’enseignement virtuel, à l’échange d’humanité, faisant fi de la réalité de terrain.
Avec la réforme des retraites, nombre d’enseignants de l’ « ancienne génération », ayant échappé au « formatage » actuel, vont quitter l’institution.
Un tableau certes sombre, mais où l’espoir reste aussi tellement présent.
Sur le terrain, les professionnels sont en majorité, consciencieux, volontaires, même si parfois démotivés par un système qui ne les entend plus ; les familles, les enfants sont à l’écoute,
pour la plupart.
Mais, il est impératif de remettre du lien humain, concret, entre les différents partenaires, de redéfinir le rôle, les tâches de chacun, de chacun s’investir dans cette merveilleuse mission qui réside à permettre à l’enfant de s’élever, de penser par lui-même, de devenir un citoyen digne et responsable.
La bonne volonté doit être entendue, les idées fédérées, les expériences diverses et variées, tentées.
Chacun à son niveau peut y participer, car l’école doit s’ouvrir, fonctionner en collaboration avec le monde du travail.
L’enfant est d’une part notre avenir, mais aussi le miroir de ce que nous aurons su lui donner…faisant en sorte que ce soit un rayon de soleil, dont nous soyons fiers.
S B (enseignant)
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