Partager l'article ! SOCIAL-TRAITRE, FACEBOOK, quand on ne se comprend plus, on se quitte!: FACEBOOK Comment en est -on arrivé là ? Quand ...

Vous qui nous visitez, aujourd'hui, sachez que nous aavons un autre blog « Le Télégraphe – K5 », ne cherchez pas de
couleurs politiques, ni d’esprit partisan, il est sans intention, il imprimera sur la toile, tout simplement… Comme le petit Poucet, il cherchera de grands arbres au cœur de la forêt
pour se hisser plus haut et voir plus loin, non pas pour être plus Grand mais simplement pour remonter dans le temps et n’être pas englouti par l’Ogre de l’instant, le Buzz, du moment, le
bourdonnement d'un jour. C’est un télégraphe, un sémaphore, un pigeon voyageur, une fumée pour prévenir au cœur de la jungle, un écho pour porter entre les cimes, une oreille attentive et
impartiale au diapason du monde… Porte voix, il sera pour mener plus loin l’écho de la Beauté – de la Force – et de la Sagesse… Alchimie, harmonie, plaisir de dire tout simplement que le Beau
existe, que la Force sans beauté n'est pas un levier mais simplement une poussée et que la Sagesse sans force est difficile à acquérir car pour s'extraire du
château que forme notre EGO, il faut avoir autant de force que pour naître... N'hésitez pas à nous visiter et donner vos commentaires pour apporter votre pierre à l'édifice... notre ciel
sera alors moins obscure!
Comment en est -on arrivé là ? Quand tu as débarqué dans nos vies, fin 2007, on t'a d'abord regardé de biais. Tu avais 3 ans. Tu sentais le neuf. Tu venais des Etats-Unis. De Harvard. A quoi pouvais-tu bien servir? Par curio sité, on a commencé à te fréquenter. Tu nous as montré des jeux, on y a tué quelques heures, avant de se détour ner. Mais tu devenais populaire, du monde tournait autour de toi, tu nous permettais de renouer avec des amours perdues, des amitiés acciden tées, des copains de collège. Nos pré ventions sont tombées.
Grâce à toi, on organisait des fêtes en trois clics, on pouvait papoter à quatre sur messagerie pour décider d'un ciné, on partageait le dernier lien en vue, et pas seulement du léger, mais des articles politiques, des infos sur les crises. Tu as même participé aux révo lutions arabes, en Tunisie ou en Egypte. En échange, tu ne demandais rien, un nom, un prénom. Certes, on pouvait ajouter des photos, apposer des «like» sous des statuts, des films, des disques, des séries, des marques, mais on n'y était pas obligé. C'était facile de ne pas dévoiler sa vie privée. Exposer l'épaule sans montrer le sein.
On a commencé à te trouver utile, on partageait emmerdes, joies, surprises, indignations. On cherchait des contacts. Tu es devenu un outil. Tout le monde est venu. Huit cents millions de personnes. Toutes les marques. Les choses ont commencé à déraper quand tu t'es mis aux publicités ciblées. Les célibataires en recevaient pour des sites de rencontres, les chauves, pour des bonnets. Tu t'es excusé. Tu as dit que tu avais besoin des revenus de la pub, c'est grâce à elle si tu étais gratuit. On a aussi appris que tu conservais tout ce qu'on te disait depuis ta création, des péta-octets d'infos, même quand on te quittait. Pour ça, tu n'as jamais donné d'explication.
Par lassitude, on a fini par jouer les victimes consentantes. Prends ce qu'on aime, prends nos noms, vends-les si tu veux, on s'en fiche. Grâce à toi, des couples se font et se défont, et la vie suit son cours, et on organise des fêtes si simplement ... Et puis, en 2011, tu nous as servi la «timeline», le «journal», ta nouvelle interface: grâce à toi, disais-tu,
toute notre vie serait résumée sur une page, une frise intime. C'était un peu ri dicule et même Nicolas Sarkozy s'y est mis. La goutte de trop est tombée sur notre profil avec ton application Open Graph, qui permet à tous nos amis de savoir en temps réel quelle musique on écoute sur Spotify, quelle vidéo on regarde sur Dailymotion.
Tu ne vends plus ce qu'on aime, tu vends ce qu'on fait, ce qu'on est, par fois malgré nous. Il faut aujourd'hui un doctorat pour verrouiller tous les judas que tu ouvres sur nos comptes, sans nous prévenir. Bientôt, tu diffuse ras peut-être nos SMS en direct avec SFR et l'heure à laquelle on baise avec l'application Dunlopillo. Si tu ne com- prends pas qu'on aimerait bien pou voir regarder des vidéos débiles sans le clamer à la Terre entière ou écouter l'album de Christophe Hondelatte sans avoir à se justifier, ça veut dire que tu ne nous comprends plus. Et quand on ne se comprend plus, généralement, Facebook, on se quitte.
Par Nicolas Delesalle Télérama 3250 25/04/12
4 FEVRIER 2004 Création de Facebook par Mark Zuckerberg dans sa chambre de Harvard.
26 SEPTEMBRE 2006
Ouverture du site à toute personne âgée de 13 ans et +.
SEPTEMBRE 2009 300 millions d'utilisateurs. L'entreprise devient rentable.
2012
800 millions d'utilisateurs. Facebook rachète Instagram pour 1 milliard de dollars.
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